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Un vieux poste sur l'explo congo par vincent du forum boursorama 1/2

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Admin


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1°) Contexte explo
« … JFH avait déjà pas mal à faire avec les balbutiements (pour être gentil) de Caroil , les géologues/géophys qui devaient passer leur temps à changer d'avis sur l'interprétation du Vandji et les ingés réservoirs qui cherchaient frénétiquement des solutions pour enrayer le déclin des puits de MBD.
Pour prendre en plus le risque d'un puits d'explo sec au Congo, alors que toute la pub de MP tournait autour du Vandji et de son potentiel à venir (qui reste toujours intact d'ailleurs, mais certainement beaucoup plus difficile à aller chercher qu'on ne le pensait au début) «
(extrait post Vincent 19/5/06)


2°) Contexte géo
« Récap Vandji
1° aspect réservoir:

Le seul et unique document technique encore en ligne concernant les propriétés réservoirs du Vandji est ici:

http://www.sedar.com/search/search_form_pc_fr.htm

allez à Heritage oil corporation

c'est un "rapport technique" en pdf de 251k (de Scott Pickford) paru sur Sedar le 30 septembre 2003

On y voit :
- pourquoi le Vandji n'est pas un très bon réservoir malgré parfois de bonnes porosités (présence de mica par ex)
- pourqoi le déclin de prod est fort dès que la pression diminue (huile saturée en gaz)
- pourquoi l'injection d'eau sera difficile (nécessité d'utiliser de l'eau salée pour ne pas endommager le réservoir)
- etc

On comprendra aussi pourquoi les anciens l'ont raté en forage car il est très fragile et une boue mal adaptée peut détruire en totalité ses capacité de production ( cf les réductions de perméabilité à l'eau douce)


2° aspect prospect

Le Vandji est prospectif sur de grandes étendues et en particulier sur celles couvertes par les permis de MP
Il existe à huile à terre au Gabon (Onal) à terre et en mer au Congo
Les gisements sont du type "habitat dispersé" ,en gros M'Boundi n'est pas une erreur de la nature et n'est pas le seul gisement d'intérêt du coin
Il n'y a pas de pb d'alimentation en huile (via le Sialivakou) ni de pb de couverture (tj le Sialivakou)
les pièges sont mixtes:
- structuraux = la bosse de M'Boundi, ou contre faille? (comme Loufika mais là c'est raté pour l'instant (là c'est façile à voir)
- mais aussi stratigraphiques, fermeture par érosion ou non dépôt des sables (là c'est beaucoup + complexe)

C'est ce dernier point ( la nature stratigraphique du piégeage) qui pose le seul vrai problème car la sismique même 3D n'est visblement jusqu'à présent pas capable de détecter la présence ou non de ces sables réservoirs ( une bosse structurale peut être chauve de Vandji)

L'Environnement de dépôt doit correspondre à des sables continentaux du type cônes alluviaux et réseaux en tresses. même s'ils se sont déposés sur de grandes étendues au Néocomien, les phases de rifting successives de l'ouverture de l'Atlantique Sud ont bouleversé la géométrie initiale de ses sables.
( des creux pouvant devenir des bosses et inversement)

Il suffit donc de reconstituer leur histoire :-)))

Pour l'instant MP n'a pas la clé mais ça peut venir demain ou après une vingtaine de puits d'Explo et pas mal d'échecs

Même si ça va fâcher, M'Boundi semble quand même être un gros coup de bol
Mais comme disait Napoléon, c'est un bon général certes, mais a t il de la chance ?
En Explo c'est pareil, alors respects Messieurs et bonne continuation »
( Vincent le 06/01/07)



3°) la 3D / 2D …
« …L'implantation de la 3D initiale de 50 km2 faite à partir de la vieille 2D des années 80-90 correspond exactement à la surface prouvée 2P d'aujourd'hui (48 km2),
Cette vielle 2D avait donc déjà globalement tout vu pour ce qui concerne les pièges structuraux..
On a toujours rien prouvé en dehors de cette surface initiale, malgré 200 km2 de 3D supplémentaire et l'échec du 1501 a montré que la 3D était aussi bigleuse qu'une 2D quand on s'attaquait aux composantes strati du Vandji.

Conclusions:
- Je doute que MP ne s'attaque aux pièges purement strati du Vandji avant de passer la main (même si comme dit JFH ils sont potentiellement importants) , car on ne voit à priori ni les biseaux, ni les flat spots en 3D pour délimiter ces pièges.
- La bonne nouvelle dans tout ça c'est qui reste pas mal de patates structurales (des bosses) à forer au Congo/Gabon, à partir de la vieille 2D et que MBD a montré qu'on avait de l'ordre de 70 m de net pay sur une cinquante de km2 ( 29.2 mmbo/km2) quand le Vandji voulait bien avoir la gentillesse de ne pas se faire raboter.
- Sortez les fléchettes et la carte pour choisir quelle bosse forer :-) «
(Vincent 19/5/06)


4°) Puits à l’aquifère …puits au Loeme…
« …Avec le rig de WO ils vont forer un puits à l’aquifère , profondeur ??? dans les 400 mètres je pense ( pas cher )
- Avec ce m^me rig de WO ils vont forer un puits au LOEME profondeur 1600/1800 mtes ??
- Avec un rig ( enlevé du développement ) ils vont forer le puits injecteur .
- Ce puits injecteur ne demande pas plus qu’un puits producteur en caractéristiques méca tubage et tête de puits , donc ne doit pas, coûter plus cher .
- Que les argiles intercalaires du VANDJI n’acceptent pas l’eau douce , OK,
- Mais ce que je ne comprends pas est l’opération , pompage eau de l’ aquifère , injection dans le puits LOEME pour saturation en sel ,récupération , puis traitement et filtrage et remplissage du puits injecteur ( dernier point facile )
- Cette opération est qq peu farfelue et si VINCENT li mon post , explique …..
- Car j’ai fait l’ops offshore sur ALWIN en mer du nord , facile , on aspirait l’eau de mer , on la traitait et on injectait .
- J’ai déjà écrit , patience car pour moi on aura les résultats de cette ops à l A G de 2007 … » (extrait post Lafouger 7/7/06)


5°) Injection de saumure…330G/l sel
« d'aprés la com tullow , l'injection d'eau va se faire de
façon suivante::
forage d'un puits dans une nappe de surface
forage d'un puits dans une couche de sel ( vraisemblablement le loeme)
injection d'eau dans la couche de sel et remontée de saumure
injection de saumure dans le vansji

c'est donc de la saumure qui va ete injectée

avantages
elle est plus dense donc descend mieux jusqu'au vandji ( 2000m de descente )
elle est deja saturée ( dans les 300g/l de sel) et ne risque pas de perturber la roche magasin ( encore que c'est du grés insoluble) ou l'eau en place

inconvenients
c'est plus cher que d'injecter de l'eau de surface ou de puits ( pompes , puits , corrosion)
il faut du temps pour produire la saumure , surtout au debut ou le trou produit par l 'eau dans la couche de sel est petit et a donc une surface de contact, sel /eau, ou se fait la dissolution, faible «
(Choco 6/7/06)

« En fait c'est pas de la saumure à 250gr/l
qu'on va injecter, je vois pas l'intérêt , ça coûte + cher et ça risquerait de créer des choses bizarres dans le réservoir
mais probablement de l'eau salée avec en gros la même salinité/densité que l'eau de formation soit de l'ordre de 30gr/l (de l'eau de mer quoi)
La saumure on s'en sert pour tuer les puits, là c'est pas ce qu'on veut faire :-)))
( Vincent le 06/01/07)

« Le Vandji est un réservoir multi-couches (alternace d'argile et de grès (sables)
l'extension latérale de chaque sable traversé par un puits est aléatoire, soit rompue par faille soit ce sable disparaît remplacé par de l'argile
On a donc à la fois une mauvaise communication verticale (barrière argileuse) et horizontale (faille ou pinch out) dans l'ensemble du réservoir

Ces sables ou grès n'ont pas une perméabilité exceptionnelle (micas, feldspaths etc), il est difficile de les faire produire

Pour compliquer l'affaire, l'huile est saturée en gaz, dès que la pression de gisement diminue (en produisant), la saturation en gaz augmente dans le réservoir et bloque l'huile

Pour améliorer la production et la récup de l'huile, il faut donc faire un maintien de pression, ça peut se faire
soit avec de l'eau (mais qui soit compatible avec le réservoir)
soit avec du gaz

le gaz est + efficace en général (car il est moins visqueux donc passe partout) mais ça coute beaucoup plus cher et il en faut beaucoup (on en a pas assez sous la main)
Donc on prend de l'eau , mais il faut la saler pour qu'elle soit compatible avec le Vandji

Mais comme on a une mauvaise communication entre les différents sables (voir + haut) ,
il faut faire plus de puits que prévu (400m entre chaque puits) pour la communication latérale entre chaque puits
et injecter dans chaque niveau réservoir à la fois dans chaque puits car la communication verticale n'est pas bonne

C'est long, ça coûte cher, mais en faisant ça on fera aussi en plus du maintien de pression ( donc moins de gaz et + d'huile par puits dans la prod) un balayage de l'huile par l'eau ce qui augmentera la récup finale »
(Vincent le 06/01/07)


6°) où injecter la flotte ?
"...Le Vandji est un multi-couches, c à d qu’il y a plusieurs bancs de sables réservoirs empilés les uns au dessus des autres mais séparés par des bancs d’argile. De là 2 options possibles pour l’injection d’eau:
- soit tu considères que la perméabilité verticale est nulle (pas de connexion entre les sables verticalement) et là tu injectes réservoir par réservoir en aval pendage (en position structurale basse), c’est un casse tête à gérer.
- soit tu considères que la perméabilité verticale n’est pas nulle ( les fluides peuvent se promener verticalement à la faveur de fractures ou à la faveur d’érosion des bancs d’argiles intercalaires) et là tu injecte tout , toujours en aval pendage, au niveau du plan d’eau (le premier sable à flotte de ton puits)

Le pb c’est qu’on est souvent entre ces 2 extrêmes, comme d’hab avec mère Nature.
L’autre pb c’est que les argiles dont je parle sont probablement intimement mêlées aux grès, formant un ciment argileux plus ou moins perméable.

Pour que l’injection d’eau marche bien , puis pour le balayage, il faut que les grès soient mouillables à l’eau et pas à l’huile, pour faire descendre la saturation en huile irréductible.

Sinon, le waterflood sur Gawhar (le + grand gisement d’huile au monde) se fait à l’eau de mer
(Vincent 7/7/06)



7°) Coût approx d’un rig habillé sur lfk shal :
« rig léger dans les 250 Cv au treuil maxi, avec mat télescopique et colis, treuil mât, pompes x2, génératrices, bacs à boue, atelier soit 6 à 8 colis sur roues ?
( question de J-Michel 7/12/06 )

«… mais essayons d'imaginer:
le toit du sel doit être vers les 350 m, après peut être dans les 70m de sel, puis le toit du réservoir à 550m sur 100m.

OK pour 8-10 jours, mais avec 2 casings seulement en plus du conductor pipe de surface
donc le 9 5/8'' au toit du sel, passage en boue à l'huile et forage en 8 '' 1/2 jusqu' à 670m où on pose un 7'' ( en plus petit on a des pb pour faire passer des pompes classiques PCP à cavitation ou PCI)
Les grades n'ont pas besoin d'être très élevés , pressions hydrostatiques.

A la louche pour ces puits
Ton rig devrait être facturé ajd plutôt dans les 12 500 $/jour (OK pour un 250-300 CV avec top drive et gerbage en simple) soit 125 000$ pour 10 jours
le règle du pouce donne coût du rig x 3 = coût du puits sec environné
soit 375 000 $
Complétion ( tubings, pompe, moteur, tiges, et tête de puits) 175 000$

ce qui donne à la louche 550 000 $ pour un puits équipé prêt à produire… »
(Extrait Post Vincent 7/12/06 )


« …pour le coût jounalier d'un rig onshore (…)
- Il y a un poste dont nous ne parlons pas , c'est le génie civil , construction des pistes et de la plateforme
aucune idée dans les 100.000 $ ?? et le réseau de collecte , à moins qu'ils stockent sur place et collectent au camion citerne .
- Soit dans les 600.000 $ le puits .
(J-Michel le 7/12/06 )

« …peut être 150 000 $ en plus par puits pour génie civil, pipe, quote part de station de traitement stockage transport, avec l'énergie pour faire marcher tout ça ( moteurs/turbines à gaz ou au brut) plus quelques injecteurs pour se débarrasser de l'eau «
(Vincent 7/12/06)

« en plus 300.000$/forage on est loin des 2à5M$/forage «
(De jsrlak (Père à Noël ?????) 27/9/06 )

« LOUFIKA , si 300.000 $ le puits à
- 600 Mètres ils sont dans les clous , un peu faible je pense mais c'est bien si ils restent dans la fourchette
( 300 à 500.000 $ )
- Mais si le VANDJI plus bas (vers les 2000 Mètres débite ) ils ne sera pas possible de produire les deux réservoirs par un m^me puits suite à:
- Architecture du puits soit programme de tubage différent .
- deux réservoirs ayant des pressions de couche trop dissemblables , donc pas question dans la vie du puits d'avoir un pépin technique et que le réservoir du bas à vraisemblblement ( 1,20 équivalent )
vienne débiter dans celui du haut à 1,00 et peut etre un peu moins .
- Pour 600mt il faut un rig de 250 Cv au treuil , pour 2000 il faut un 800 Cv , prix journalier y va du simple au double .
- On en reparlera . »
( J-Michel 28/9/06)


8°) LFK …extension Vandji ?
« Le puits Loufika 1D ayant raté le Vandji (faille ?), vers 2500m ? , il est souvent impossible de tester correctement après coup des objectifs secondaires (surtout ceux qu'on attendait pas) à faible profondeur:
car probablement endommagés par la boue et se trouvant après coup derrière 2 ou 3 tubage cimentés.
Ils ont donc repris à dessein le puits Loufika 1D en Side Track pour justement tester les niveaux shallow
380 bopd 26° API anhydre à 550m en pompage (??? ou pistonnage?), c'est intéressant.
Le seul pb (mais accéssoire aujourd'hui) que je vois à cette profondeur là c'est le nombre de pltf qu'il faudra en développement , car le spacing des puits doit être plus serré que quand on est plus profond (pb d'energie moindre du gisement) et surtout on est limité en déviation (on ne peut pas atteindre des zones très éloingnées (à moins de forer directement en dévié en surface (slant drilling) avec des rigs spéciaux)
Pour l'instant on ne connait pas la taille du prospect shallow (ses réserves) ni extrapoler et on est toujours dans de l'antesalifère (donc difficile à voir en sismique même si c'est pas profond)
Pour le Vandji sur Loufika, aujourd'hui on ne sait rien ni de son existence, et encore moins s'il est à huile… »
(Vincent 21/9/06)


« La question pincipale demeure sans réponse: y-a-t-il de l'huile Vandji à Loufika? «
( Net 21/9/06)

« - Pour LOUFIKA 1 (…)
- Ils ont encore implanté ce puits sur une faille ( Si accidenté le terrain ???) mais si le présumé VANDJI est vers 2500 mètres , ils ne pourront produire ces deux réservoirs sur un m^me puits .
- Bon forer et mettre en prod des puits à 600 mètres ne coute pas la peau des fes… »
(J-Michel 21/9/06)

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